Ladbrokes s’incline au marché des jeux français

Ladbrokes entre avec précaution sur le marché français de jeux et paris en ligne nouvellement réglementé, en annonçant une coentreprise avec Canal+, la chaîne de télévision payante. Ils vont créer un service de paris et de jeux en ligne.

Cette opération donnera à Ladbrokes accès à 12,5 millions d’abonnés de Canal+. La coentreprise est financée avec un investissement initial de 2.25 millions € par chacun des partenaires. Dans le cadre de l’accord, Ladbrokes s’abstiendra d’exploiter n’importe quelle autre entreprise de paris ou jeux en ligne en France pendant la durée du contrat et pour deux ans par la suite.

Canal + a une option de vente exerçable cinq ans après le début de l’accord, exigeant à Ladbrokes de racheter la moitié des parts de son partenaire.

Ladbrokes, qui a glissé derrière ses rivaux dans le secteur des jeux en ligne, a nommé en mars Richard Glynn de la société de paris Sporting Index comme son directeur général, en voulant améliorer ses activités en ligne et en envisageant l’expansion sur les marchés d’Europe continentale.

La présence du Groupe sur le continent s’étend seulement jusqu’en Belgique et la région de Madrid et l’an dernier il s’est décidé de se retirer de l’Italie. Ladbrokes était sceptique sur le marché français en raison de sa réglementation serrée et les taux d’imposition. Les opérateurs vont payer une taxe 7,5% pour les paris sportifs et les courses de chevaux et 2% pour le poker.

La nouvelle offre sera lancée plus tard cette année à condition qu’elle obtienne une licence française. La nouvelle loi a été adoptée par les députés le 6 avril et elle permet aux opérateurs étrangers de demander des licences de cinq ans pour pouvoir offrir des paris sportifs, hippiques et du poker en France.

Ladbrokes et Canal+ doivent faire face à la compétition sur le nouveau marché. TF1, le diffuseur français qui a les droits de la Coupe du monde, a signé un contrat de trois ans avec la Française des Jeux, tandis que le rival M6 a annoncé le 8 avril qu’il allait faire équipe avec Mangas Gaming, propriétaire des marques Betclic, Expekt et Everest Poker.

James Hollins, analyste chez Daniel Stewart, a déclaré que si l’affaire Ladbrokes était la bienvenue, d’autres opérateurs en ligne comme PartyGaming, Bwin, Playtech, Sportingbet et Unibet semblent être mieux placés pour capitaliser sur le nouveau marché français.

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